1247 euros : c’est le montant d’une amende encourue pour avoir gardé un chien sans se déclarer. Les chiffres sont têtus et la réglementation, elle, rarement clémente avec les étourdis. Oublier les formalités, c’est risquer bien plus qu’un simple rappel à l’ordre, même pour quelques promenades occasionnelles ou une garde d’animaux de courte durée.
Opter pour un statut officiel, c’est accepter une série d’obligations : souscrire une assurance, déclarer ses revenus, parfois passer par une formation dédiée. Ces démarches changent selon le type d’animal et la fréquence des gardes. Heureusement, il existe des dispositifs pour épauler ceux qui se lancent, que ce soit dans la création de leur structure ou pour acquérir les compétences nécessaires.
Le métier de pet sitter : une activité en plein essor et accessible à tous
Chaque année, le pet sitting rallie davantage de foyers, motivés par les besoins de garde lors d’une absence ponctuelle ou sur une longue période. L’explication est simple : la palette des animaux de compagnie concernés est large. Chien, chat, bien sûr, mais aussi rongeurs, oiseaux, poissons et même ces fameux NAC (nouveaux animaux de compagnie). La profession attire des profils variés : étudiants, retraités, actifs en quête d’un revenu complémentaire ou d’une reconversion stimulante. Chacun y voit la possibilité d’apporter un service sur-mesure.
La dynamique ne faiblit pas. L’attention portée au bien-être animal favorise l’émergence de nouvelles offres. Visites à domicile, promenades régulières, gardes étalées sur plusieurs semaines, voire soins spécifiques (pour animaux âgés ou sous traitement) se multiplient. Certes, les plateformes ont imposé une petite révolution, mais le bouche-à-oreille et la confiance personnelle continuent d’installer durablement les pet sitters auprès des propriétaires.
Ce métier se distingue par son accessibilité et la variété de ses interventions. D’une visite d’une demi-heure à un séjour prolongé chez un client, adaptés aux attentes et aux contraintes de chacun. Observer, faire preuve de patience, soigner les échanges : des atouts qui permettent de gagner en savoir-faire et d’attirer de nouveaux propriétaires.
Voici les principales missions que l’on confie couramment aux pet sitters, en fonction des attentes des familles :
- Assurer les visites et les promenades jour après jour pour chiens et chats
- Veiller aux soins quotidiens des rongeurs, oiseaux et poissons
- Offrir des services personnalisés pour NAC ou animaux ayant besoin d’une attention particulière
Année après année, le secteur valorise le rôle du pet sitter. L’expertise, la régularité et la confiance tissée progressivement sont la meilleure preuve de l’ampleur du phénomène.
Quelles obligations légales et réglementaires pour exercer en toute sérénité ?
Derrière la simplicité apparente, le pet sitting répond à des exigences précises définies par la réglementation animaux et encadrées par le code rural. Dès lors que l’on propose ses services en tant que professionnel, respecter le cadre légal devient une évidence. La première étape consiste à déclarer l’activité auprès de la ddpp (direction départementale de la protection des populations) lorsqu’on accueille des animaux ou que l’on exerce une pension animalière. La démarche s’effectue via un formulaire officiel, généralement accessible sur le site de l’administration concernée.
La réglementation impose également l’obtention de l’ACACED (attestation de connaissances pour les animaux de compagnie d’espèces domestiques). Délivrée suite à une formation courte mais exigeante, elle atteste de la capacité à répondre aux besoins fondamentaux des animaux et à respecter les règles sanitaires propres à la garde d’animaux. Cette attestation devient incontournable pour toute activité déclarée, même occasionnelle, dès lors qu’un revenu est généré.
L’assurance ne doit pas être négligée. Une responsabilité civile professionnelle spécifique protège contre les éventuels dégâts, incidents ou blessures survenus pendant la garde. Plusieurs compagnies proposent des formules adaptées. Les inspections de la protection animale vérifient aussi bien la qualité de l’environnement proposé que l’application rigoureuse des normes sanitaires.
Voici les différents points à respecter pour exercer l’activité de pet sitter en toute légalité :
- Déclarer son activité auprès de la ddpp
- Disposer de l’attestation ACACED en cas d’activité rémunérée
- Souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle
- Respecter sans faille les règles sanitaires et promouvoir le bien-être animal
Les étapes concrètes pour déclarer son activité de pet sitter
Pour se lancer en tant que pet sitter, plusieurs étapes administratives se succèdent. Le choix du statut juridique vient en premier. Beaucoup choisissent la micro-entreprise, séduits par sa gestion allégée et sa flexibilité lors de la création d’une entreprise de pet sitting. L’enregistrement se fait de façon rapide en ligne auprès de l’organisme habilité : il suffit de choisir le code APE approprié (96.09Z, activités de services à la personne). Le numéro SIRET délivré par l’Insee officialise alors l’activité et permet d’établir ses premières factures.
Il faut ensuite procéder à la déclaration d’activité auprès de la ddpp (direction départementale de la protection des populations). Cette formalisation exige quelques justificatifs, notamment l’attestation ACACED pour celles et ceux qui gardent régulièrement chiens, chats ou NAC.
La dimension fiscale mérite une anticipation sérieuse. Les revenus générés relèvent du régime des impôts sur le revenu. Les cotisations sociales sont à prévoir et à payer régulièrement, notamment pour les auto-entrepreneurs. Pour s’y retrouver dans ce processus, ce tableau rassemble les principales démarches et les organismes concernés :
| Étape | Outil / Interlocuteur |
|---|---|
| Choix du statut | Urssaf |
| Déclaration SIRET | Insee |
| Déclaration DDPP | ddpp départementale |
| Paiement cotisations | Urssaf |
Chaque document, chaque attestation, chaque validation doit être conservée précieusement. Cette rigueur rassure les clients et assoit la crédibilité du professionnel, dans un univers où la confiance et la légalité font la différence.
Conseils pratiques pour se lancer et développer sa clientèle
Réussir dans le pet sitting tient d’abord à la confiance. Il faut démontrer son savoir-faire auprès des propriétaires, montrer l’attention portée à chaque animal, quelle que soit son espèce. Suivre une formation pet sitter améliore ses connaissances, rassure les familles et instaure une relation professionnelle, y compris avec les vétérinaires locaux.
La communication joue, elle aussi, un rôle décisif. Un site internet clair rassure et détaille les prestations. Afficher ses tarifs, présenter des témoignages, publier régulièrement sur les réseaux sociaux (avec l’accord explicite des propriétaires pour chaque photo ou vidéo) permet d’apporter de la transparence et de la proximité. L’avis d’un ancien client satisfait pèsera souvent bien plus qu’un argumentaire commercial classique.
Pour organiser efficacement ses services et structurer son offre, il est judicieux d’adopter quelques habitudes éprouvées :
- Faire signer systématiquement un contrat précisant modalités, responsabilités mutuelles et spécificités de chaque animal
- Adapter ses tarifs aux niveaux de service et au contexte local, sans oublier les prestations personnalisées
- Être attentif aux attentes, adapter son accompagnement (avec envoi de photos, bilans réguliers…)
S’ouvrir aux échanges avec d’autres pet sitters, partager conseils, retours d’expérience et recommandations fiables permet d’élargir son réseau et de gagner en visibilité. Rejoindre des groupes ou participer à certains événements spécialisés donne vie à une communauté solidaire et dynamique. Bien souvent, cette dimension humaine garantit des relations durables, loin des seuls impératifs logistiques et des annonces impersonnelles.
Être pet sitter, c’est offrir un havre aux animaux comme à leurs familles, tisser des liens qui ne s’effacent pas après une seule garde, et croire à la force tranquille de la confiance. Le métier continue d’évoluer et de s’inventer avec chaque histoire de fidélité nouée au détour d’une porte.



